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406 coupé : un coupé mythique Peugeot

Le coupé 406 de Peugeot aurait pu ne pas voir le jour : et oui, effectivement ce modèle tiens à la détermination d’une marque envers ces modèles mythiques.
Le coupé chez Peugeot, c’est une tradition. La 504 coupé, la peugeot type 21, la 604 coupé… Autant de modèle qui ont marqué les esprits et qui sont aujourd’hui des pépites de l’automobile.
La Peugeot type 21 sera celle qui mettra le pied à l’étrier en 1898 et initiera une grande lignée de modèle. Cette gamme sera celle des coupés. Peugeot va alors nous donner droit à des merveilles de l’automobile qui sont encore aujourd’hui très demandé pour leur design : 604 coupé, 504 coupé, 406 coupé et autres.
Notre modèle, la peugeot 406 coupé, a commencé sa carrière dans la douleur. Après l’arrêt de la production de la 504 coupé au début des années 80 (1983), aucun modèle n’a été prévu par la marque pour prendre la relève.
Le fait est que Peugeot, suite à une tentative d’exportation aux États-Unis avortée et le rachat de Chrysler, connaît de grandes difficultés. Les projets en cours de la 405 coupé et 505 coupé sont donc laissés de côté.
Mais c’était sans compter sur l’intervention extérieure, d’un intervenant qui va tout changer.
Peugeot, pour relancer la production de son coupé, va utiliser la méthode classique, c’est à dire : demander à l’équipe de design interne. À l’époque, c’est Gérard Welter qui est au commande et qui est président du design chez Peugeot.
Au vue de cet offre, et du monticule de travail qui s’entasse sur son bureau sans jamais désemplir, ce dernier décline. Mais ce refus cache alors une inquiétude partagée par l’ensemble du service design : la mise en concurrence avec Pininfarina, le mythique designer.
Connu notamment pour avoir fait de nombreux modèle comme la Ferrari 365 Daytona, ou encore la Ferrari Testarossa, il est vu par le président du design comme le “messi” et selon lui, Pininfarina ne peut pas faire de faux pas stylistique. La marque ayant cruellement besoin d’un lourd succès, c’est dans ce contexte que le coupé va naître.
Mais c’est bel et bien, ce que le designer craignait qui va arriver. Les dirigeants de Peugeot décide donc, face à ce refus de faire appel à la légendaire firme Turinoise. La compagnie accepte, et c’est alors que démarre le projet “406 coupé”.
La direction de Peugeot, dans la production de ce modèle va d’abord passer par une phase de conception de produit, puis de dévelopement. Chaque phase de sa conception est intéressante : en effet la 406 coupé est imaginée à une période ou le bio-design commence à être hégémonique dans les modèles sportifs par exemple Japonais.
Premier croquis en bio-design
Le modèle est donc confié à Pininfarina. L’entreprise ne dérogera pas à la règle, et le nom de code de la 406 coupé sera donc : “projet D85”. À partir de juin 1992, le département recherche et développement de Pininfarina s’affère dans les stands.
Nous sommes alors au début des années 90. On sort d’une période ou les voitures qui sortent on plutôt tendances à s’arrondir petit-à-petit. Contrairement à quelques années auparavant, le style subit une influence “bio-design” qui nous vient du Japon.
Les modèles alors plutôt anguleux, se voient parés d’angles et de courbes. Mais voilà, pour ce modèle, le designer Maurizio Corbi va rendre des croquis qui vont se rapprocher de la version finale.
La première mouture du design
Pour la première mouture du design, beaucoup de formes de type “ovoïdes” seront utilisées. On tend plus, comme nous le disions vers des formes rondes, courbes, douces.
L’époque du design anguleux qui est moins efficient et qui comporte pas mal de contrainte est peu à peu laissé. Maurizio Corbi va délivrer une version qui sera proche de ce que sera le modèle final : l’idée d’une entrée d’air qui relie deux phares très marqué est déjà présente. En plus, les feux à l’arrière sont connectés par une bande lumineuse, et ce n’est pas sans rappeler des modèles plus récents…
Cependant, beaucoup de détails ne seront pas conservés lors de la finalisation. Le second croquis présente un arrière beaucoup plus proche de ce que l’on observe sur le modèle. La face avant, elle, est plus proche de la Maserati 3200 GT qui sortira 1 an après seulement.

Pour finaliser la développement du design du modèle, c’est le designer Davide Arcangeli qui va travailler sur le modèle. Pendant plus d’un an, il va adapter, retravailler, peaufiner chaque ligne et courbe du design de cette voiture.
Les premières maquettes sortiront en 92, puis celle qui gèleront le design du modèle à 95%, en 93. Enfin, en 1995 la maquette de référence est terminée. Durant toutes ces années, le monde du design évolue. Mais quoi qu’il en soit, cela n’entachera en rien la carrière du coupé sportif Franco-Italien.
Ingénierie pour la mise en production
Dans le but de rendre le modèle roulable, c’est maintenant autour des ingénieurs de s’activer. Ils ont pour but de respecter le design et la recherche stylistique, tout en le matérialisant sur route.
Le coupé doit partager la même base que la 406 d’origine : empattement, intérieur, soubassement de châssis, motorisation. Tout doit être similaire, excepté la carrosserie. Ce qui demande un effort industriel particulier. Le début du développement du coupé ce fait donc conjointement à celui de la berline mais sortira en dernier.
La mise en place de l’outil productif, c’est l’usine de San Giorgio Canavese de Pininfarina qui aura la charge de le faire. C’est en 1993 que ce choix est acté. La commande initiale est plutôt conséquente : 70 000 véhicules seront produits.
Lancement : les début de la 406 coupé
Avant de lancer officiellement le modèle, Peugeot va présenter son modèle sur différent salons. Un modèle qui aura marqué les esprits est celui du salon de l’automobile de Paris en 1996. Même après sa production, elle continuera d’être présentée sur certains salon prestigieux, notamment à Genève en 1997.
Le design avait alors déjà fait l’objet de nombreuses fuites et de cliché pirates lors des premiers salons. Malgré tout, à son lancement en 1997, la voiture subit un accueil rocambolesque.
« Une ligne à tomber, digne d’une Ferrari 456 pour dix fois moins cher. »
« Une Peugeot qui respire la classe. »
Voilà ce que disent les journalistes de l’époque des grands magazines automobiles. Et dans la presse, c’est la carton plein, les critiques sont excellentes mais…
Mais les ventes sont assez timides au début. Mais alors pourquoi ?
Au départ des ventes, les acheteurs sont au rendez-vous. Les 70 000 vont s’écouler, mais sur le temps les ventes se montrent toutefois timorées. Mais alors pourquoi ?
Les raisons du succès mesuré
Notre modèle, la 406 coupé, a un positionnement peu commun. À l’époque, elle est perçu comme un coupé plus orienté GT, ce qu’elle est, et sa version V6 est bien accueillie. Mais voilà, sa ligne très sportive et l’inadéquation de l’offre de moteurs en déroute beaucoup.
Le plus gros moteur, un V6 de 197 chevaux à sa sortie plaît mais fait quand même pâle figure sur le papier. C’est cette décorrélation qui va plutôt séduire un clientèle âgée, à la recherche d’un beau modèle sans forcément des moteurs époustouflant.
Les raisons sont donc :
- Prix élevé à l’époque : la version V6 coûtait cher pour une Peugeot (environ 250 000 F, soit 38 000 € actuels).
- Positionnement flou : ni vraiment une sportive, ni une pure GT de luxe.
- Pas d’image “premium” assez forte pour concurrencer les coupés allemands (BMW Série 3, Mercedes CLK…).
Tout ces points contribueront à faire de ce modèle, un succès en demi-teinte qui va trouver un public, mais trop peu nombreux pour en faire un best seller. Mais parlons un peu plus des moteurs qui ont fait que son succès en demi-teinte
Fin de carrière et renaissance
La 406 coupé se vendra de 1997 et tirera sa révérence en 2004. Durant sa carrière, un peu plus de 100 000 exemplaires ce seront écoulés. En effet, ce modèle sera reconduit, en vue du succès quand même assez conséquent : pour 70 000 exemplaires commandés initialement, 107 000 exemplaires sont vendus.
Tombée dans l’oubli dans le début des années 2010, elle reviendra un peu plus tard dans la fin des années 2010. En effet, un nouveau concept émerge : les youngtimers.
Les youngtimers, c’est un concept simple : c’est une voiture “jeune classique” — pas encore une voiture de collection officielle, mais déjà un modèle ancien, attachant, et recherché par les passionnés.
Et dans ce domaine, la 406 coupé coche beaucoup de cases. Et c’est pourquoi, elle a connu un regain d’intérêt dans ces dernières années.







