405 mi16, la lionne des années 90

Peugeot 405 Mi 16 : la lionne des années 90 qui rugit encore

Il y a des voitures qui ne laissent pas indifférent. Des modèles qui, trente ans plus tard, continuent de susciter un petit frisson quand on les croise au détour d’un parking. La Peugeot 405 Mi 16 fait partie de cette espèce rare.
C’est la berline sportive par excellence des années 90 : élégante, nerveuse, parfaitement équilibrée.
Un concentré de ce que Peugeot savait faire de mieux à l’époque où la marque dominait la scène des châssis affûtés et des moteurs pleins de caractère.

Sur 406coupe.fr, on aime parler des belles mécaniques du lion. Et même si notre coup de cœur va naturellement à la 406 Coupé, impossible d’évoquer la lignée sans parler de celle qui a ouvert la voie : la 405 Mi 16.


⚙️ Un peu d’histoire : quand Peugeot osait la sportivité pure

Fin des années 80. Peugeot vient de triompher avec la 205 GTI, véritable icône des compactes sportives. La marque veut prolonger ce succès sur un segment plus “adulte” : celui des berlines dynamiques.
En 1987, la 405 Mi 16 fait son entrée, et c’est une petite révolution.

Sous le capot, un moteur 1.9 16 soupapes tout en aluminium, dérivé du bloc XU9 J4 de la 309 GTI 16.
Puissance : 160 ch. Vitesse de pointe : 220 km/h. Le tout pour à peine 1 100 kg.
Résultat : une voiture vive, légère, précise. Une vraie Peugeot dans l’âme.

Un an plus tard, la marque va encore plus loin avec la 405 Mi 16 x4, équipée d’une transmission intégrale permanente signée Ferguson. Rareté absolue aujourd’hui, c’était une machine à avaler les kilomètres sur route de montagne.


🎨 Le style : sobriété et élégance à la française

Pininfarina est déjà passé par là.
Le dessin de la 405 Mi 16 est sobre, presque discret, mais parfaitement proportionné.
Pas besoin d’ailerons ni d’artifices : ses pare-chocs couleur carrosserie, ses jantes spécifiques et sa double sortie d’échappement suffisent à signaler qu’on n’a pas affaire à une 405 ordinaire.

À l’intérieur, même ambiance : instrumentation complète, sièges légèrement baquets, volant trois branches et finitions soignées pour l’époque.
C’est simple, fonctionnel, mais avec ce petit supplément d’âme que beaucoup de voitures modernes ont perdu.


🔥 Un moteur mythique : le cœur de la 405 Mi 16

Ce qui a fait la légende de la 405 Mi 16, c’est évidemment son moteur.
Le bloc XU9 J4 – puis plus tard le XU10 J4 de 2.0 L – reste l’un des meilleurs quatre-cylindres français jamais produits.
Souple à bas régime, rageur passé 4 000 tours, il offre une sonorité métallique inimitable et une poussée franche jusqu’à la zone rouge.

Ce moteur aime respirer, et il incite à rouler “propre”, à sentir le châssis travailler, à jouer avec la boîte manuelle au guidage serré.
Peugeot, à cette époque, savait régler un train avant comme personne : précis, réactif, communicatif.
Sur petites routes, la 405 Mi 16 est un pur régal : légère, équilibrée, terriblement efficace.

Certains affirment même qu’elle offrait plus de plaisir que des berlines allemandes bien plus chères de son époque. Et honnêtement, difficile de leur donner tort.


🧠 Comportement routier : la signature Peugeot

Ceux qui ont conduit une 405 Mi 16 savent.
Il y a cette direction vive, ce feeling immédiat avec la route, ce train avant qui “mord” l’asphalte sans jamais décrocher brutalement.
C’est une voiture qui se conduit avec finesse plutôt qu’avec brutalité.
Et quand on la pousse, elle récompense : équilibrée, saine, joueuse.

Sur route de montagne, c’est un vrai bonheur.
Et sur autoroute, elle se transforme en grande routière confortable, silencieuse, capable d’enchaîner les kilomètres avec une aisance déconcertante.
Un équilibre parfait entre sport et raison — une philosophie que la 406 Coupé reprendra plus tard à sa manière.


🧰 Fiabilité et entretien : attention, youngtimer fragile mais pas capricieuse

Aujourd’hui, posséder une 405 Mi 16, c’est entrer dans le monde des youngtimers exigeants.
Le moteur est solide, mais il demande un entretien rigoureux :

  • Distribution tous les 5 ans,
  • Joints de culasse à surveiller,
  • Système de refroidissement à maintenir impeccable,
  • Et bien sûr, chasse à la corrosion (bas de caisse, ailes arrière, longerons).

L’électricité vieillit parfois mal, mais rien d’insurmontable pour un passionné un peu bricoleur.
Les pièces ? Encore trouvables, notamment grâce à Oscaro, eBay ou à la communauté des forums spécialisés.
Bref, ce n’est pas une voiture à acheter à la légère, mais elle reste très accessible à entretenir si l’on fait les choses dans les règles.


💸 La cote actuelle de la 405 Mi 16

405mi16 cote argus

Longtemps oubliée, la 405 Mi 16 revient doucement sur le devant de la scène.
Les beaux exemplaires, surtout en version d’origine, deviennent rares.
En 2025, les prix oscillent entre 5 000 € pour une version à reprendre et 12 000 € pour un modèle propre, non bricolé et complet.

Les versions Mi 16 x4 sont encore plus rares et peuvent grimper à 15 000 € pour un bel exemplaire.
Leur valeur monte doucement, portée par le retour de l’intérêt pour les sportives des années 90.

C’est clairement le moment d’en trouver une avant que les prix s’envolent, car la 405 Mi 16 coche toutes les cases du futur collector :
design signé Pininfarina, moteur mythique, comportement exemplaire et aura historique.


🏁 405 Mi 16 et 406 Coupé : même passion, deux époques

On ne pouvait pas parler de la 405 Mi 16 sans faire un clin d’œil à la 406 Coupé.
D’une certaine manière, la 406 Coupé V6 a repris le flambeau :
même raffinement de châssis, même équilibre entre sportivité et élégance, même ADN du plaisir de conduite à la française.

La 405 Mi 16, c’était l’énergie brute, la fougue des années 90.
La 406 Coupé, elle, c’est la maturité, la classe italienne dessinée par Pininfarina.
Deux voitures différentes, mais un même esprit : celui du lion qui rugit pour le plaisir du conducteur.

👉 À lire aussi : 406 Coupé V6 : est-elle un futur collector ?


❤️ Pourquoi on l’aime encore aujourd’hui

Parce qu’elle est vraie.
Pas d’électronique, pas d’artifice, pas de sonorités artificielles.
La Peugeot 405 Mi 16 respire la mécanique pure.
C’est une voiture qu’on conduit, qu’on écoute, qu’on ressent.
Elle a ce charme des autos “analogiques” : celles qui demandent un peu de doigté, mais qui récompensent à chaque virage.

Et puis il y a cette nostalgie : les routes de campagne, le bruit du 16 soupapes, les souvenirs des magazines de l’époque qui la comparaient à la BMW 320i ou à l’Alfa 75 Twin Spark.
Elle symbolise une période où Peugeot faisait rêver les passionnés.

Aujourd’hui, posséder une 405 Mi 16, c’est posséder un morceau d’histoire.
Une voiture née pour rouler, pour faire plaisir, et pas seulement pour transporter.


🧾 Fiche technique – Peugeot 405 Mi 16

DonnéeValeur indicative
Production1987 – 1993 (Mi 16×4 jusqu’en 1992)
Moteur1 905 cm³ (XU9J4) puis 1 998 cm³ (XU10J4)
Puissance160 à 167 ch
Poidsenv. 1 100 kg
Vitesse max.220 km/h
Transmissiontraction (Mi 16) / intégrale (Mi 16×4)
0–100 km/henv. 8,5 s
Cote 20255 000 à 12 000 €

🔚 En résumé

La Peugeot 405 Mi 16 reste l’une des plus belles réussites de la marque au lion.
Elle combine tout ce qu’on aime : un moteur vivant, un châssis précis, une ligne intemporelle et une vraie personnalité.
C’est la preuve qu’on n’a pas besoin de 300 chevaux ni de gadgets pour se faire plaisir.
Et surtout, c’est la racine de tout un pan de l’histoire Peugeot — une histoire qui mène tout droit… à la 406 Coupé.


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